8) 3eme étape, cap plein Nord vers Gjogv


J'ai un peu de temps , il est donc temps de reprendre le blog : Je vous raconte aujourd'hui dans ce 8eme article, la troisième étape de notre "Féroé Divide 2023", qui va nous emmener de la capitale Torshavn au petit village perdu de Gjovn. Pour cela, nous allons traverser les deux iles principales de Streymoy et de Eysturoy, cap plein Nord. 


Guillaume et Frédéric

Ce soir nous sommes en Guesthouse, j'ai pensé que c'était une bonne solution que d'alterner entre camping et Guesthouse, vus les conditions météo probables et comme on sera de retour (normalement) au même camping que nous quittons ce matin, j'ai demandé hier soir à la gardienne du camping si nous pouvions entreposer quelques effets personnels (tout le matériel de camping en fait) : " pas de problème, mettez tout ici dans cette pièce ", "mais nous revenons tard, est ce que se sera ouvert ?", "oui, c'est toujours ouvert et çà ne crain rien ici vous savez" , " ah oui, c'est vrai !!". Quelle tranquillité d'esprit, ce pays est très sûr, vraiment..

le camping à Torshavn est en front de mer


C'est top , aujourd'hui on roule avec 3 ou 4 kg de moins par vélo, c'est vraiment bien ! 

Par contre, le vent !! Nous l'avions de face hier , ce matin, on part en sens inverse et on l'a toujours de face, on se fout de nous ou quoi !! Le vent a tourné dans la nuit...

 moins chargé çà donne çà, tout de même...

Les premiers km nous amènent à quitter l'agglomération par la route principale, c'est pas très plaisant car il y a du trafic et nous progressons le vent de face donc, la route passe d'abord la colline puis devient côtière, deux bandes de mer se rencontrent, d'un coté celle qui sépare les deux iles et de l'autre celle d'un fjord (Kollafjordur) , nous longeons la seconde qui fini en cul de sac; enfin pas tout à fait, la route perse la haute montagne abrupte par un petit trou qui n'est autre d'un tunnel (2,5 à 3 km de long). 

Un petit chemin de ballade nous permet de retrouver la bonne route principale

Quelques kilomètres à la sortie de Torshavn


Langue de mer entre les deux iles

Guillaume le connait ce tunnel là, il l'a pris hier, alors que je suivais l'autre route de montagne; pas tip top à priori... On arrive à portée du tunnel, nous nous garons sur le refuge qui jouxte l'entrée, et nous préparons tout les éclairages : lampes frontales, lampes fixes sur le vélo, clignoteurs rouges de position. Je dois bien avouer que mon matériel , et assez foireux comparé à celui de Guillaume, je n'arrive pas à trouver le mode adapté de forte lumière sur mes frontales et leur positionnement sur mon casque est précaire.   

La route plonge dans la montagne

Nous nous apprêtons à nous lancer dans la traversée lorsque une camionnette s'arrête dans notre dos sur le même refuge. Un homme en descend et nous dit qu'il va nous faire passer; " ce tunnel est dangereux, montez les vélos à l'arrière"; quelle chance, nous sommes ravis, les tunnels, c'est vraiment pas une partie de plaisir, je vais même dire que c'est parmi les pires choses à faire en vélo. Alors, c'est le top, on accepte sans broncher. La traversée est rapide, juste le temps d'échanger quelques informations, le gars est électricien et nous dit qu'un cycliste est mort dans un tunnel une fois,  mais il était sans éclairage et à contre sens... personnellement, j'appelle çà du suicide ?!  C'est vrai, ce tunnel est d'aspect ancien, sans aménagement et très peu éclairé; Allez on a gagné 20 minutes, bien !! 


Nous nous retrouvons au fond d'un second fjord, nous bifurquons à l'Est pour nous mettre sur la route qui longue l'ile de Streymoy. L'ile d'Eysturoy est juste à coté, en effet les deux iles sont parallèles, la mer les séparent de 2 ou 3 km environ tout le long; à un endroit précis elles se rapprochent de quelques centaines de mètres, et un pont a été construit. 


Un petit miracle, le vent a tourné, et/ou nous avons tourné, mais il est maintenant dans notre dos (et çà va durer...). On avance fort, on avance vite, c'est du pur plaisir, en plus la route est peu fréquentée. Il pleuviote, rien de méchant. Les paysages sont vraiment beaux et apaisants, on les contemple, le vélo c'est vraiment bien pour çà ... 



Nous faisons une halte dans un village, l'idée est de prendre un café, d'ailleurs un panneau café est présenté à l'entrée du village, on le parcourt, mais l'on ne trouve rien. Une petite superette concentre toutes les âmes qui vivent, on y fait une pause. Une machine à café est dispo, çà ira bien et je m'accorde en plus un soda local ( je ne bois jamais de soda, mais là, je crois que j'ai le droit... dans l'effort.). On repart, on ne regarde pas l'heure, on s'en fout, on progresse....


Le village de Hosvik sur l'ile de Stremoy


Nous arrivons à un point remarquable de notre parcours, le pont qui relie les deux iles, le passage est simple, mais le vent y souffle très fort. On sait, pour en avoir discuter avec un routier qui voulait nous aider (les féroyens ont visiblement pitié des cyclistes) , qu'il y a une station service à la sortie du pont. Nous passons du coup sur notre troisième iles visitée : Eysturoy. 

Les stations services sont souvent un centre névralgique en Scandinavie, un étape sur un long trajet, on y mange autant que l'on y fait le plein. Pour nous, ce sera la pause déjeuner, il pleut, on y sera bien assis et au sec.  

MAGNifique !



Des pâtes instantanées, un hot dog et un soda local , le top !! 


Mon téléphone a pris l'eau hier lors de la tempête  (il est pourtant semi-étanche... ) , alors on sort les remède de grand-mère: il va faire un stage dans le riz (trouvé sur place...)



Le village de Svinair sur l'ile d'Eysturoy aprés avoir quitté la station




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