5) Un après-midi difficile

 

(J'écris la suite de ce blog avec un gros décalage du à un problème de tél portable, je vous expliquerai). 

L'étape du jour fait 64km et plus de 1500m de dénivelé, (ce qui est considérable), la pause déjeuné était environ au km 35. Nous avons donc encore pas mal de route, d'autant plus que j'ai prévu de prendre l'ancienne route qui passe par les montagnes. Nous quittons avec regret le lac après un petit café 



Le temps se gâte, nous le savions car nous scrutons régulièrement la météo sur le site officiel des féroé, qui est en fait le site de météo Norvège. 

On roule un peu et nous voici arrivés à la bifurcation entre route des montagnes et route cotière, Guillaume regarde le dénivelé déjà accompli et en déduit que le plus dur reste à faire par la route des montagne, il ne se sent pas et préfère assurer le coup par la cote, moi, j'avais en tête ce parcours des montagnes depuis la "conception" du voyage, alors, je vais le faire, je me sens bien j'ai les jambes comme on dit. On se donne RDV en ville au camping. 

Je commence la grimpette, et une grosse Mercedes noire s'arrête un peu devant, moi, je la connais cette Mercedes, c'est celle de Marie-Hèlene et Katia. Nous étions à Gasadalur dans une petite maison qui accueille des hôtes et une autres chambre était occupée. Nous avons fait la connaissance de Marie-Hèlène du Québec, qui a donné RDV à une amie finnoise qu'elle n'a pas vu depuis 15 ans, elles ont décidé de parcourir les Féroé à l'occasion de ces retrouvailles. Hier soir, elles nous ont fait partagé un moment sympa  de ces retrouvaille autour d'un verre de Prossecco ( trés bien venu d'ailleurs car nous n'avions ni bière ni rien d'autres pour finaliser en beauté notre splendide première étape d'hier). 

Bref, la Mercedes stoppe, nous sommes contents de nous revoir et les filles m'interrogent, mais où et passé Guillaume ?! "Perdu corps et âmes !", non j'explique que l'on vient de bifurquer il n'y a pas plus de 5 minutes, on se salut, et à la Proxima Volta ! 

La Monté est superbe, peu à peu la mer s'éloigne, et je monte à flan de ce fjord que je surplombe de plus en plus, la vue est trés ouverte et le panorama grandiose, j'en oublie de faire des photos, il faut donc me croire ... 

Et puis la pluie (prévue) s'en mêle, le vent que nous avions de face depuis ce matin augmente au fur et à mesure que je monte. Je passe un premier col et c'est maintenant une tempête que j'affronte, les gouttes de pluie sont horizontales et le vent les projette sur mon visage, telles des petites aiguilles elle se plantent dans ma peau. J'ai beaucoup de mal à avancer, je vais passer 3 cols comme çà. 

Je m'arrête souvent, car dans ces conditions, il faut réajuster les vêtements, le matériel, tout est mis à rudes épreuves, J'écoute des podcasts, çà permet de mitiger un peu ce moment difficile. 




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